Au fin fond de l'Argentine, de la Bolivie, de l'Equateur, du Vénézuela ou encore du Canada etc...

Vos petits coucous et commentaires nous rappelleront que nous ne sommes pas seuls au monde !!!

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Bon blog et revenez vite nous voir pour la suite de nos aventures.

Christina et Thibaut


jeudi 31 janvier 2008

Argentine le 30 janvier : Visite du microcentro


Place entourée de magnolias. La plaza de Mayo et son palais du gouvernement rose.

L´entrée du fameux teatro Colon malheureusement fermé pour rénovation. C´est parmis l´un des plus grands et des plus fastueux opéras du monde avec ses 4000 places (1ère photo). Quand l´ancien rencontre le moderne (3ème). Le général San Martin dit le père de la patrie, le libérateur du joug espagnol, il est représenté partout dans la ville.
La plus large avenue du monde (avenida 9 de julio) avec ses 125 mètres de large et ses 18 bandes (1ère photo).

Notre fabuleuse pizza !!! Et le fameux matté (quelle horreur, imbuvable).
Spectacle de tango assez spécial et international puisqu´on a eu droit à du tango allemand et israelien. C´était une très chouette salle intime et on a passé une très bonne soirée.
Anecdote : Ce matin après une bonne nuit de 10 heures, en sortant de notre chambre, Christina dans le gaz, a confondu une chambre qui était restée ouverte, au couloir (rigolade garantie), elle ne s´en était même pas rendu compte et oui elle n´a pas changé.

mercredi 30 janvier 2008

Argentine 29 janvier : Visite de San Telmo et La Boca

Petite grâce matinée et puis hop là on est prêt pour aller visiter ces deux quartiers. Il fait super beau ce matin et pas trop chaud (la semaine passée il faisait 45 degrés avec 90 % d´humidité). Notre hôtel étant vraiment central, ça nous permet de visiter tout à pied. C´est tellement agréable de se promener en prenant son temps et en levant les yeux pour découvrir des façades magiques aux styles bien différents. Voici quelques photos racontant notre journée :

Les rues et vitrines de San Telmo. Le paradis des brocanteurs se trouve ici, Basile serait devenu fou ici et Christiane aurait dit que la maison était déjà bien assez remplie !!!. On y trouve vraiment de tout mais surtout des belles pièces rares.


mmmmmmm la bonne viande..
Repas de midi au marché couvert de San Telmo (Gnoccis au menu : le plat des fins de mois qui se mange toujours les 29 du mois, et pour Thibaut une délicieuse quiche jambon-fromage bien coulante).
Ahhh les marchés couverts, David, Christian, Séba et toute la clic savent bien ce que c´est... (pour nous c´était un peu moins arrosé mais pas pour celui qui se trouvait à côté de nous). D´ailleurs on lui trouvait une certaine ressemblance avec Christian durant ses belles heures (regard perçant).


La Boca : Quatier qui s´est développé à la fin du XIXème siècle le long du port. C´était alors un quartier insalubre avec des petites maisons basses, en bois et en tôle ondulée, parfois sur pilotis (vu la proximité du fleuve qui débordait de temps en temps), entourées de nombreuses usines.
Dans les années 1920, un peintre décide de faire construire une école dans ce quartier pauvre. Quinquela Martin, c´est son nom, demande à tous les habitants de la Boca de venir peindre les murs de l´école pour que ce soit plus gai. Chacun vient avec un fond de pot de peinture , et évidemment personne n´a la même couleur. Rapidement les habitants trouvèrent le résultat rigolo et se mirent à badigeonner leurs maisons de bois et de tôles de la même manière. Ainsi naquit dans les années 1930 le style la Boca.
Ce quartier est aussi très connu pour son stade de foot "la Boca juniors" ou le Dieu Diego Maradona a porté le brassard de capitaine durant des années. On s´est renseigné pour aller voir un match de foot mais malheureusement cette semaine ils jouent à l´extérieur. Thibaut est vraiment déçu, le pauvre chou.

Caminito : la fameuse rue colorée de la Boca

Cherchez les intrus sur Caminito. Christina a toujours rêvé d´avoir une grosse poitrine... et Thibaut aussi.

Le soir on a été manger comme prévu avec Gilbert. Le resto était sympa, quoique un peu cher (on aurait préféré notre pizza !!). Nous avons commencé à discuter de divers sujets et là nous n´avions pas du tout les mêmes idées donc ça à été un peu chaud par moment pour se calmer ensuite.
Ce fût une soirée quand-même intéressante mais que nous ne renouvellerons pas.

Argentine 28 janvier : Premiers pas à Buenos Aires...

Nous voici arrivés à Buenos Aires après 15 heures de car +/- confortable (les cars étaient mieux au Brésil). Il ne fait pas beau, il pleut des cordes. On a repéré un hôtel dans le guide du routard, un de ces vieux hôtel bourré d´âme... On y arrive après avoir pris le métro. L´hôtel España est vieillot mais bien conservé, vieux planché fraîchement ciré, ascenseur historique et chambre à l´ancienne avec de vieux meubles patinés qui sentent bons la cire d´abeille. Les draps de lit sentent bons le frais et tout ça pour seulement 8 euros par personne !!!.

Buenos Aires est une immense ville perdue dans ces contrées australes, terre de tango, cité au passé glorieux, havre qui a vu débarquer des bateaux entiers d´immigrants venus d´Europe.
Les Porteñios (habitants de Buenos Aires) descendent des espagnols puis des italiens (+ allemands, français etc...) donc, l´architecture du centre de Buenos Aires est parsemée de références à l´Europe : c´est un peu Madrid sur l´Avenida de Mayo, Paris dans le quartier chic de Recoleta et Naples dans le quartier populaire de la Boca.
Le grand Buenos Aires compte 12 millions d´habitants, soit un 1/3 de la population argentine.
Malgré la taille de la ville, il est très facile de se repérer, toutes les rues se croisent à angle droit, formant des blocs appelés Manzanas, dont chaque côtés s´appelle cuadra. Chaque côté du bloc mesure une centaine de mètres. Comme beaucoup de capitale d´Amérique Latine, Buenos Aires est donc construite en damier.
Les différents quartiers sont :
- Le microcentro : c´est où nous logeons. C´est la que se trouvent la plupart des monuments.
- Puerto Madero et ses anciens doc portuaires réhabilités. C´est un haut lieu de promenades.
- La boca : vieux quartier coloré et typique.
- San Telmo : le berceau du tango et centre de la brocante.
- Recoleta : le quartier chic.
- Palermo : des parcs, des lacs, des magnifiques jardins fleuris, larges avenues.
- Belgrano : Quartier résidentiel.

Aujourd´hui nous avons un peu exploré le microcentro et ses rues commerciales gigantesques aux galeries commercantes luxueuses. On y a juste flâné quelques heures sous la pluie afin de faire quelques achats : des lunettes de soleil pour Thibaut (il les avait perdues on ne sait où), un sac pour Christina (pour y mettre son appareil photo, plus pratique qu´un sac à dos), des drapeaux en tissu pour coudre sur nos sac à dos (on est heureux, on cherchait depuis longtemps un drapeau du Brésil et on a fini par en trouver un à Buenos Aires) etc...
Fin de journée on a fait la connaissance de Gilbert, un belge d´une cinquantaine d´année, ornithologue, habitant en Thailande, bref un bourlingueur aux idées un peu sectaires mais bon quand-même sympa. Il nous propose d´aller manger avec lui le lendemain soir dans un resto espagnol, on dit oui pourquoi pas.
Le soir on a mangé la meilleure pizza mozzarella de notre vie pour un prix dérisoire : 1.80 euros. Nous salivons devant l´écran rien qu´a en parler. On décide donc d´y retourner ce midi hi hi.

Durant ces quelques heures dans les rues de Buenos Aires, on a vu toutes sortes de restos et snacks tous aussi appétissants les uns que les autres (pizzas de malade, Quiches fourrées à toutes sortes de choses, Parillas (viande énorme cuite à la braise, c´est une véritable institution ici).
Les Argentins sont fous de la bouffe donc il y des restos vraiment partout et on y mange pour trois fois rien, c´est vraiment la cata pour le régime mais bon ici on se laisse vraiment aller. Et pour couronner le tout il y a aussi plein de Confiteria, ce sont des espèce de pâtisserie où ils vendent des tas de biscuits, gâteaux etc dont notamment le fameux gâteau fourré au Dulce de Leche (une autre institution en Argentine, c´est une confiture de lait qui ressemble à du caramel mou, ils s´en servent pour en mettre un peu partout. La première fois qu´on a gouté, c´était sur du pain, on a trouvé ça bizarre mais maintenant on adore).

Il y a malheureusement beaucoup de pauvreté, on croise des sdf à chaque coin de rue et beaucoup d´enfants. Une image restera à jamais gravée dans nos mémoires, on venait d´aller s´acheter cette fameuse pâtisserie et là on voit des enfants dans une poubelle en train de ramasser des carcasses de poulet, les montrant à leur maman pour savoir si c´est ok.

lundi 28 janvier 2008

Argentine : en attendant le bus pour Buenos Aires


On avait deux heures à tuer avant de prendre le bus pour Buenos Aires (15 heures de trajet) donc, après avoir déposé nos sacs à l´agence qui nous avait vendu les tickets, on est allé s´acheter une grosse pastèque pour 20 cents et on l´a mangée entièrement (grâce à notre couteau suisse qui nous est toujours très utile) tout en jouant au carte et en faisant une bagarre de pepins...

Argentine : Photos d´enfants Guaranis



La petite échoppe d´artisanat

Au détours d´un petit chemin perdu dans la nature, on voit une petit échoppe en bois ou reposent quelques colliers, animaux sculptés en bois, croix tressées etc... Et juste derrière toute une famille Guaranis. On s´approche pour jeter un coup d´oeil à l´artisanat qui est très beau et trés précis et on voit un petit quelque chose qui ferait plaisir à Basile, on s´est donc laisser tenter (un peu de patience, on va l´envoyer par courrier !!). On demande alors si on peut prendre des photos des enfants et ils acceptent sans problème, les enfants sont même super contents de poser devant l´objectif et adorent se voir après sur l´écran.
Ce fût un beau moment passé en leur compagnie. Ils étaient souriant et avaient l´air en bonne santé.

Argentine : La mission Jésuite de San Ignacio


Les Vestiges de San Ignacio Mini

La ville de San Ignacio calme et paisible

Les répétitions du Cranaval

La visite fût très intéressante, surtout quand on connaît l´histoire des missions Jésuites que je vais vous raconter en bref ci-après.
La mission de San Ignacio Mini (construite en 1632) en est la plus connue et la mieux préservée des missions Jésuites (l´Unesco a d´ailleurs classé le site Patrimoine mondial de l´humanité), c´est pourquoi nous avons décidé de visiter celle-là, il en existe beaucoup d´autres dans la région. On a pu admirer les vestiges de l´ancienne cathédrale qui mesurait 60 mètres de long, la place centrale, les habitations, les cuisines etc... Et tout ça au milieu de cette végétation luxuriante et magnifique.

Un peu d´histoire :
Toute cette région était à l´époque habitée par les indiens Guaranis, un peuple nomade qui vivait de la pêche, de la chasse en complète harmonie avec la nature environante.
A l´arrivée des colons Espagnol au XVIème siècle, les Guaranis sont devenus leurs esclaves, les espagnols avaient le droit de puiser la main d´oeuvre dont il avait besoin au sein de ce peuple !!!
Heureusement, les jésuites arrivent, ils n´ont qu´un mot d´ordre : évangéliser et "civiliser" ce peuple. Ainsi, les Guaranis convertis pacifiquement et réduit à la vie sédentaire sont regroupés dans des cités régies par un système communautaire autonome. Face à l´excellente disposition des indiens et à leur intérêt pour le dogme Chrétien, le nombre de missions ne cesse d´augmenter (une trentaine rassemblant entre 1500 et 7000 habitants chacunes). Les Guaranis contruisent eux-même les églises avant d´appeler un missionnaire.
Elevage, culture de la Yerba Maté (thé que tous les Argentins boivent à longueur de journée à l´heure actuelle), tissage, artisanat assure à l´ordre de Jésus une énorme prospérité économique. Ce système de propriété collective fait penser à un "communisme Chrétien" où tout se partage, s´échange et s´autogère.
Malheureusement, en 1759, c´est le coup de grâce car les portugais voient d´un mauvais oeil cet "état" fondé dans l´état. Grâce à un traité signé par un Espagnol (marié à une portugaise, donc manipulé), le Portugal à le droit de s´annexer une grande partie du territoire des missions. Les indiens reçoivent l´ordre de quitter leur mission, ils se révoltent en masse. Après des mois de guérilla, la guerre Guaranique s´achève en 1756 dans un bain de sang. On raconte qu´en l´espace d´une heure, 1300 indiens furent massacrés (les pertes européennes ne s´élevant qu´á 4 hommes). Les indiens chrétiens sont alors chassés des missions et retournent vivre en forêt.
A l´heure acutelle, les Guaranis survivent misérablement. Ils taillent pour les touristes des animaux de bois, réalisent des colliers, tressent des paniers etc... On peut les voir à l´entrée des chutes d´Iguazu vendre leur artisanat, habillés de vieux vêtements sâles...
Ce n´est malheureusement pas le seul peuple Indien a avoir été exterminé sauvagement par les conquistadores en éternelle quête de richesse à tout prix. ces histoires pose à jamais les bases d´une véritable réflexion sur les droits fondamentaux des êtres humains.